• FéminiSpunk est une fabulation à la Fifi Brindacier. Elle raconte l'histoire, souterraine et infectieuse, des petites filles qui ont choisi d'être pirates plutôt que de devenir des dames bien élevées. Désirantes indésirables, nous sommes des passeuses de contrebande. Telle est notre fiction politique, le récit qui permet à l'émeute intérieure de transformer le monde en terrain de jeu. Aux logiques de pouvoir, nous opposons le rapport de forces. À la cooptation, nous préférons la contagion. Aux identités, nous répondons par des affinités. Entre une désexualisation militante et une pansexualité des azimuts, ici, on appelle « fille » toute personne qui dynamite les catégories de l'étalon universel : meuf, queer, butch, trans, queen, drag, fem, witch, sista, freak... Ici, rien n'est vrai, mais tout est possible. Contre la mascarade féministe blanche néolibérale, FéminiSpunk mise sur la porosité des imaginaires, la complicité des intersections, et fabule une théorie du pied de nez. Irrécupérables !

  • Alexandra a quinze ans. Elle vit avec sa mère, Véronique, qui exerce le plus vieux métier du monde au Funny Girls, sous la férule du beau Gérard. D'un côté, le lycée, les copains, les études et les premières amours. De l'autre, l'univers nocturne de la prostitution. Entre les deux, Alexandra a construit son propre monde de rêves, d'espoirs, de rires. Et c'est le drame : Véronique meurt, assassinée par son souteneur. Douée d'une prodigieuse vitalité, Alexandra rassemble forces et bagages pour s'en aller chercher le seul être qui lui reste : son père, inconnu, mystérieux, qu'elle aime déjà...
    Quand elle a écrit Le coeur en poche, Christine Aventin avait l'âge de son héroïne : quinze ans.

  • «Le spectateur fait son travail, dit Catherine Breillat. S'il ne voit rien, il imagine tout. Et quand il voit tout, il imagine qu'il ne voit rien parce qu'il est dans l'émotion. C'est le désir qui fait la scène, ce n'est pas le fait de voir ou de ne pas voir. Le cinéma, c'est croire qu'on a vu, alors qu'il s'agit de choses qu'on a vécues. » Cette citation, Christine Aventin l'a épinglée au mur de son bureau, l'établissant comme prémisse à toute pensée, et comme fondement narratif. Qu'il s'agisse de parler de la virginité des filles, du viol, de l'ogre ou de l'obscène, ce rapport cathartique à l'oeil, à l'émotion et au désir, est le socle de ce livre construit comme un essai-fiction où l'auteur se regarde voir les films de Breillat et dissèque son trouble jusqu'à l'inavouable.

  • Une histoire liée à Laurine, morte investie de tous les possibles, dont les traits se voilent et se dévoilent. Souvenirs fragilement recomposés, fantasme, oubli, mensonge... Ces voix ne disent peut-être qu'une incapacité à être là.

  • Scalp

    Christine Aventin

    « En quelques mois, Scalp fut écrit. Un poème pour chaque flash. Avec une telle facilité?! Comme manger une cerise, en sucer le noyau jusqu'à ce qu'il soit parfaitement lisse dans la bouche et puis le ­cracher avec précision en direction d'une cible silencieuse. Scalp est donc une vue sur les coulisses de l'écriture de FéminiSpunk ; l'endroit où j'ai mis tout ce qui ne pouvait pas s'y dire et qui ne voulait cependant pas se laisser docilement taire. »

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