Nicolas Weill-Parot

  • La collection " Petite philosophie du voyage " invite NicolasWeill-Parot, historien, à restituer l'atmosphère des bibliothèques et la passion qui anime le chercheur.
    Dépositaires de la mémoire du passé, les manuscrits offrent émotion et connaissance au lecteur désireux d'entreprendre, dans les hauts lieux du patrimoine, un voyage à caractère initiatique.

  • Que la violence y ait régné sans partage, que les puissants y aient exercé une impitoyable domination sur les faibles, que la justice y ait été cruelle et expéditive, qu'une religion fanatique y ait régenté la vie des hommes, qu'on n'y ait eu que de très approximatives connaissances dans les domaines de la science, de la médecine ou de l'hygiène, qu'on y ait méprisé les femmes, pour la majorité d'entre nous, cela ne fait aucun doute: le Moyen Age, interminable parenthèse entre les accomplissements de l'Antiquité et les merveilles de la Renaissance, est le point de référence obligé lorsqu'on veut stigmatiser les temps obscurs auxquels nous avons échappé pour accéder enfin à la modernité. Autant d'idées reçues que les plus grands spécialistes français de la question contestent avec force.

  • Ce livre vise à mettre en évidence la profonde rationalité de la pensée scientifique scolastique du Moyen Âge - plus précisément du XIIIe au milieu du XVe siècle -, voire son véritable rationalisme, à partir de l'étude détaillée, articulée et comparée de trois questions qui furent autant de défis pour elle : l'occulte naturel, c'est-à-dire les propriétés occultes par lesquelles on expliquait des phénomènes inexplicables par l'agencement des qualités premières (chaud, froid, sec et humide), l'attraction magnétique qui semblait contrarier l'axiome aristotélicien selon lequel, dans tout mouvement, ce qui meut et ce qui est mû sont en contact, et l'« horreur du vide » qui faisait que la nature était amenée à contredire ses processus ordinaires pour éviter toute formation de vide dans un monde qu'Aristote avait voulu plein. L'ouvrage, en analysant un grand nombre de sources, souvent inédites, en particulier des commentaires à la Physique d'Aristote, souhaite ainsi apporter une contribution à la fois à l'histoire de la raison et à celle du concept de nature.

  • De la philosophie de la matière aux pratiques médicales.
    Quelle était, au Moyen Age, la frontière entre les substances minérales et les corps animés et quels furent les effets de leur rencontre ? Dans ce livre, le lecteur est invité à suivre un chemin original depuis les doctrines philosophiques jusqu'à la pratique médicale : les délicates questions ontologiques d'abord (la difficile saisie du concept même de matière), la philosophie naturelle ensuite (le statut de l'aimant et l'alchimie), enfin la pratique thérapeutique (l'usage de médicaments minéraux et le thermalisme).

  • Le « reverend père en diable Picatris, recteur de la faculté diabologicque ». c'est ainsi que Rabelais ironise sur un célèbre livre de magie, le Picatrix. Il s'agit d'une traduction latine, réalisée après 1256 à la cour du roi de Castille Alphonse X, d'un ouvrage en langue arabe, la Ghayat al-Hakim (le But du sage), qui rassemblait des textes magiques d'origine orientale (sans doute mésopotamienne). Cette compilation fut elle-même vraisemblablement réalisée en al-Andalus aux alentours du XIe siècle. La fortune de cet ouvrage, difficilement décelable dans le monde musulman, est complexe dans le monde latin, puisque l'étrange livre n'y réapparaît qu'au XVe siècle. La magie astrale du Picatrix est fondée sur la fabrication et l'utilisation de talismans : ces objets artificiels, ces images en deux ou trois dimensions, captent, le plus souvent au terme d'un rituel élaboré, le pouvoir des astres et des images célestes (constellations, décans, mansions lunaires.). Le présent ouvrage vise à déterminer la fonction et le statut des images dans la magie du Picatrix, sous toutes leurs formes : talismans, éléments figurés dans les rituels les plus divers et images célestes. Cette étude évoque l'histoire de ces textes et de ces pratiques sur une longue période, qui embrasse le temps des sources, probablement harraniennes, celui de la transmission durant le Moyen Âge et enfin, celui des héritages, à la Renaissance et au-delà. Cette utilisation spéculative et pratique des images est replacée dans le contexte d'autres formes de magie tant en Orient qu'en Occident. L'approche croise l'histoire des doctrines et celle des pratiques magiques, l'histoire de l'art et celle des religions.

  • "Mesurer juste ou à peu près - l'acte peut avoir été dicté par des impératifs pratiques, des contingences matérielles ou encore des considérations politiques et avoir des incidences qui ne le sont pas moins.
    Ce sont les multiples relations qui se nouent autour de cet acte simple et quotidien, opéré dans les sphères les plus variées (médecine, travaux publics, commerce) à des époques et dans des espaces différents - de l'Europe latine au monde byzantin ; du monde musulman au Nouveau Monde - qui sont ici inventoriées, interrogées et discutées par des historiens qui en commentent les enjeux et en dégagent les implications épistémologiques."

  • Le « reverend pere en Diable Picatris, recteur de la faculté diabologicque »... c'est ainsi que Rabelais ironise sur un célèbre livre de magie, le Picatrix. Il s'agit d'une traduction latine, réalisée après 1256 à la cour du roi de Castille Alphonse X, d'un ouvrage en langue arabe, la Ghayat al-Hakim (le But du sage), qui rassemblait des textes magiques d'origine orientale (sans doute mésopotamienne). Cette compilation fut elle-même vraisemblablement réalisée en al-Andalus aux alentours du XIe siècle. La fortune de cet ouvrage, difficilement décelable dans le monde musulman, est complexe dans le monde latin, puisque l'étrange livre n'y réapparaît qu'au XVe siècle. La magie astrale du Picatrix est fondée sur la fabrication et l'utilisation de talismans : ces objets artificiels, ces images en deux ou trois dimensions, captent, le plus souvent au terme d'un rituel élaboré, le pouvoir des astres et des images célestes (constellations, décans, mansions lunaires...). Le présent ouvrage vise à déterminer la fonction et le statut des images dans la magie du Picatrix, sous toutes leurs formes : talismans, éléments figurés dans les rituels les plus divers et images célestes. Cette étude évoque l'histoire de ces textes et de ces pratiques sur une longue période, qui embrasse le temps des sources, probablement harraniennes, celui de la transmission durant le Moyen Âge et enfin celui des héritages, à la Renaissance et au-delà. Cette utilisation spéculative et pratique des images est replacée dans le contexte d'autres formes de magie tant en Orient qu'en Occident.

    L'approche croise l'histoire des doctrines et celle des pratiques magiques, l'histoire de l'art et celle des religions.

  • L'intersection entre science et technique est-elle, pour le Moyen Âge, scientifiquement pertinente ? La question mérite d'être posée. En effet, quels rapports établir entre pensée technique et pensée scientifique, qui sont souvent étudiées indépendamment l'une de l'autre ou, au mieux, selon un modèle historiographique hérité du XIXe siècle faisant de la technique une simple application de la science ? Ce volume, réunissant les recherches d'historiens des techniques et des historiens des sciences, propose un examen attentif des modalités de ce croisement, au travers du contexte et des démarches spécifiques de chaque cas considéré. Ensemble, les études réunies ici jettent un éclairage nouveau sur des liens beaucoup plus profonds qu'il n'a souvent été imaginé.

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